Révèle la valeur de
l'homme qui prodigue
toujours le bien envers autrui.
Il verra s'ouvrir à
lui toutes les portes du ciel et
s'épancher sur lui
la grâce divine, ce qui lui
permettra de
s'attacher à l'Eternel dans
ce monde-ci,
témoignage de Sa bonté,
et récompense
mesure pour mesure de ses bonnes
actions.
***
Edifié d'après
les
enseignements
de
RABBI NACHMAN DE BRESLEV
et d'après son élève
RABBI NATHAN DE BRESLEV
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Le secret de la bienfaisance !
Mon Cher Frère, habitue-toi à être bon envers tous et à dispenser le bien envers toutes les créatures. N'attends pas qu'on te prodigue du bien le premier, car en quoi as-tu besoin du bien des autres? Cette attitude ne t'apporterait rien de bon, en effet l'homme doit s'habituer à toujours vouloir donner et non pas à recevoir, c'est-à-dire d'être un homme bienfaisant avec autrui et de ne rien attendre en retour.
Alors, si la personne s'habitue à marcher dans cette voie, elle réussira toujours; ce qui ne sera pas le cas si un homme prodiguant du bien s'attend à ce qu'on lui rende la pareille, il connaîtra d'amères déceptions, parce qu'en général, les gens n'apprécient pas la valeur d'un homme qui a un bon coeur et qui est bienfaisant envers ses prochains. Bien au contraire, ils lui rendront le mal pour le bien.
Ainsi, habitue-toi à ne dispenser que du bien autour de toi, et à être bienfaisant avec autrui, sans rien attendre en retour. Alors tu réussiras, ton esprit s'élargira et tu seras un homme véritablement charitable.
2
Tu dois savoir, Mon Bien Aimé, Mon Cher Frère, que le plus haut degré, que tu puisses atteindre dans ce monde, est d'être un homme bienfaisant envers toute créature, et d'aider autrui, car ainsi faisant, tu révèles la droiture de ton coeur.
Et bien qu'en fin de compte, toute personne à qui tu as dispensé du bien t'ait rendu le mal pour le bien, malgré tout cela, à toi de te renforcer et d'être charitable envers tout enfant d'Israël, car chacun possède véritablement une partie divine, et par le fait de lui prodiguer du bien, c'est comme si tu prodiguait du bien à l'Eternel Lui-même.
Et aux yeux du Saint-Béni-Soit-Il, c'est extrêmement précieux lorsqu'une personne fait du bien à autrui, comme nous l'ont dit nos Sages de mémoire bénie (Yalkout Hochéa, Rémèz 522): "L'Eternel dit: "Pour moi, le bien qu'une personne prodigue à l'autre m'est plus précieux que tous les sacrifices que le roi Salomon a offert pour moi".
Ainsi, habitue-toi à te comporter ainsi, et dispense toujours le bien envers chaque enfant d'Israël. De cette façon, tu parviendras à posséder cette qualité de bienfaisance qui est un des attributs de l'Eternel, et selon le principe de mesure pour mesure, de même qu'une personne prodigue du bien envers autrui, de la même manière, le Tout-Puissant le gratifie de tous les bienfaits. Heureux soit l'homme qui dispense toujours le bien autour de lui!
3
Mon Bien Aimé, habitue-toi à être un homme bienfaisant, et efforce-toi de toujours dispenser le bien envers autrui, car il n'y a pas plus élevé qu'un homme véritablement charitable envers tous. Et cela révélera le bon fonds de ton coeur.
A toi de savoir qu'il existe des gens qui errent abattus et brisés, accablés par les souffrances et les contrariétés, et qui n'ont personne à qui se confier et partager le fardeau qu'ils portent dans leur coeur, et de comble d'amertume qu'ils éprouvent, ils se renferment sur eux-mêmes, ce qui les déracine et les détruit complètement, que D-ieu nous en préserve.
Et lorsqu'une personne bienfaisante les aborde, et commence à leur parler, à leur sourire, et à leur remonter le moral, il n'est pas de plus grande Mitsvah (commandement divin) que celle-là.
Ainsi, mon Bien-Aimé, mon Cher Fils, habitue-toi à être un homme bienfaisant avec tout le monde, et renforce et relève les personnes abattues et déprimées, ce qui est très précieux aux yeux de lEternel. Celui qui dispense le bien aux autres recevra déjà sa récompense dans ce monde-ci, à plus forte raison qu'il recevra son salaire dans le monde futur, ce que l'oeil humain n'a pas encore vu. Une récompense inestimable l'attend.
4
Tu dois savoir, mon Bien-Aimé, mon Cher Frère, que l'homme qui dispense toujours le bien autour d'autrui dévoile la pureté de ses pensées, car il n'est pas possible de pouvoir faire du bien à autrui avant d'avoir purifié son esprit et sa conscience.
Et au contraire, toute personne qui fait du tort à son prochain, révèle par-là que son esprit et sa conscience sont perturbés et dérangés, que D-ieu nous en préserve.
Ainsi, veille, mon Bien-Aimé, mon Cher Frère, à changer ton comportement et à purifier tes pensées, et commence à dispenser le bien aux autres, démontrant ainsi le bon fonds de ton coeur et tes bonnes intentions.
Heureux soit celui qui fait du bien envers tous, car alors le monde entier se maintient grâce à son mérite. Heureux sait-il!
5
Mon Cher Frère! Habitue-toi à faire du bien envers toutes les créatures, et déracine la colère qui est en toi, ainsi que la haine contre les autres que tu portes en ton coeur, car ces mauvais traits de caractère proviennent d'un coeur tortueux et de nombreuses fautes transgressées. En effet, tous les gens qui ont une nature mauvaise, et qui ne veulent pas aider les autres, dévoilent par là leur bassesse et les nombreuses transgressions qu'ils ont du commettre, que D-ieu nous en préserve.
Ceci est tout le contraire d'un homme bienfaisant envers tous, qui révèle par ses bonnes actions la pureté de son coeur et la droiture de son comportement, heureux soit-il et heureux est la part qui lui est échue.
Ainsi mon Bien-Aimé, mon Cher Frère, veille à faire complète pénitence sur toutes tes mauvaises actions commises jusqu'à présent, et habitue-toi à être une personne comme il faut, et à toujours faire le bien autour de toi.
Tu attireras alors la bonté du ciel sur toi, car de la même manière dont l'homme se comporte en bas, de la même manière on se comporte avec lui du ciel. Heureux soit-il!
6
Mon Bien-Aimé, mon Cher Frère, pourquoi vouloir toujours faire des méchancetés aux autres, ne sais-tu donc pas que de la même manière qu'une personne estime les autres, ainsi elle est estimée? Ainsi, si tu fais des fourberies aux autres, au même instant, tu causes du mal à ta propre personne.
Veille-donc à changer de comportement, et habitue-toi dès maintenant à être un homme bienfaisant envers tous, alors on te prodiguera aussi du bien en retour. Toute ta vie en changera complètement!
7
Mon Bien-Aimé, mon Cher Frère, il te faut savoir, que celui qui s'habitue à être une personne bienfaisante, se pare des attributs divins, car l'Eternel aussi prodigue constamment du bien à toutes les créatures - il leur donne l'existence, les maintient en vie et assure leur subsistance à tous. Ainsi, si tu t'habitues à toujours prodiguer le bien autour de toi, tu t'attaches aux attributs divins, et le Saint-Béni-Soit-Il attirera sur toi une lumière spirituelle, une vitalité divine d'un rayonnement et d'une radiance tout-à-fait extraordinaire, car de la même manière qu'une personne se comporte dans ce monde, dans la même mesure on lui envoie du bien du ciel.
Ainsi, celui qui s'habitue et s'obstine à dispenser le bien autour de lui, adopte une qualité de l'Eternel, Qui est la racine de tout bien, et Celui-ci lui enverra en retour une lumière douce et radieuse. Heureux soit-il!
8
Mon Cher Frère, tu dois savoir que cette qualité de dispenser du bien prévaut sur toutes les autres, car la bienfaisance est constamment nécessaire. Il est en effet impossible de se maintenir un instant sans bonté, et l'Eternel également a créé le monde par bonté comme il est dit "un monde de bonté il créa", c'est-à-dire que le monde n'a été créé qu'avec la bonté, ainsi il convient de s'habituer à dispenser le bien envers tous, d'aider les malheureux, de réjouir les pauvres, de consoler les endeuillés, de visiter les malades et d'apporter son aide aux nécessiteux, tout ceci entrant dans le principe de" bienfaisance", ce qui est plus élevé que tout. Et le monde ne peut se maintenir s'il n'y a pas d'entraide entre les gens, ainsi, veille dès maintenant à jeter les mauvaises pensées de ton coeur, et habitue-toi dès maintenant à faire du bien avec ton prochain.
Alors tu verras s'ouvrir d'en-haut les portes de la bonté suprême que tu attireras sur toi, car il suffit d'un réceptacle pour la recevoir, et celui-ci consiste tout simplement en les bonnes actions que tu dispenses autour de toi.
9
Mon Cher Frère, veille à briser le mai qui réside dans ton coeur, et qui t'empêche de faire du bien aux autres, d'ailleurs sauras-tu jamais quand est-ce que tu auras besoin de l'aide des autres?
Ainsi, habitue-toi dès maintenant à prodiguer le bien à tout un chacun, et tout le monde t'aimera. Quand il t'arrivera d'avoir besoin de l'aide des autres, tu les trouveras présents, car de même qu'un visage se reflète dans l'eau, de même, le coeur d'une personne se reflète dans le visage de son prochain.
En effet, c'est selon la tête qu'une personne nous fait lorsqu'on sollicite son aide, que se dévoile le bien qu'on a fait pour lui précédemment.
Ainsi, si tu as l'habitude de dispenser la charité autour de toi, tu seras toujours accueilli de manière cordiale.
10
Mon Cher Frère, veille à extirper de toi ce mauvais trait de caractère et cette rudesse qui te sont si naturels, commence à pratiquer la charité autour de toi avec toute créature que ce soit, même si au début cela vient difficilement et cela te pèse un poids énorme, à cause de la mauvaise habitude que tu as prise dès ton enfance de ne pas prodiguer ton aide autour de toi. Alors maintenant que tu veux changer du tout au tout, cela te semble d'une extrême difficulté. Mais n'est-il pas enseigné (Maximes de nos pères, V):"La récompense est selon l'effort". C'est-à-dire que selon la peine qu'une personne s'efforce à accomplir une certaine Mitsvah (commandement divin), ou de briser un certain mauvais trait de caractère, dans la même mesur6, l'Eternel lui accroît sa récompense.
Ainsi, veille à extirper de ton coeur cette mauvaise tendance cruelle et égoïste qui t'est naturelle depuis ton enfance et efforce-toi à faire du bien aux autres!
11
Mon Cher Frère, par le fait que tu t'habitues à dispenser le bien aux autres, tu attires sur toi la bonté de l'Eternel, qui s'épanche sur nous constamment, et tu mérites de t'inclure dans le Saint- Béni-Soit-Il, dont Sa lumière radieuse et merveilleuse brille dans un dévoilement extraordinaire, pour celui qui confectionne un réceptacle propre à recevoir cette lumière.
Et quel est ce réceptacle? C'est la pratique de la bienfaisance, car de même qu'une personne se conduit avec les autres, de même l'Eternel conduit avec elle.
Il te faut savoir que la dureté et la rudesse font partie des défauts les plus sots et fous qui soient, car pour en arriver à se comporter ainsi, il faut penser que la terre entière nous appartienne et que le monde entier aille en perdition.
Ainsi il traite avec dureté tout celui qui tombe sous sa main, mais il ignore que la fin d'une personne cruelle est d'être retranchée complètement de ce monde-ci, rempli de souffrances, car tout le monde le hait d'une haine mortelle.
Telle ne sera pas la fin qu'attend celui qui s'habitue à toujours faire du bien à chaque occasion, sa mémoire restera éternelle et déjà de son vivant, tous l'aiment et sont prêts à l'aider, car tout le monde aime celui qui prodigue le bien.
12
Tu dois savoir, Mon Bien-Aimé, Mon Cher Frère, qu'en dispensant le bien autour de toi, il ne faut pas t'attendre à ce qu'on te rende la pareille. Sache de manière claire, que pour tout le bien que tu prodigues autour de toi, tu ne récolteras que de l'ingratitude.
Malgré cela, veille de ton côté à continuer à être bienfaisant avec les autres, et alors le Saint-Béni- Soit-Il te rétribuera par une bonté telle que tu n'aurais jamais imaginé, aussi bien spirituellement que matériellement.
Rabbi Nahman nous enseigne à ce sujet (Livre du Aleph-Beth): "Celui à qui on rend le mal pour le bien qu'il a fait, le Saint-Béni-Soit-il le prend en pitié et le pourvoit d'une grande sagesse pour le service divin".
Ainsi, veille à toujours être bienfaisant avec autrui, et qu'aucun obstacle ne vienne briser ton élan, alors à la fin, tu seras comblé d'honneurs!
13
Tu dois savoir, Mon Bien-Aimé, Mon Cher Frère, que par le fait de t'habituer à dispenser le bien envers autrui, tu gagneras l'affection de beaucoup de personnes qui seront prêtes à t'aider si tu venais à vivre des moments difficiles.
Et même si dans la majorité des cas, on nous rend le mal pour le bien, malgré cela, si tu te maintient fortement dans ton coeur et tu persistes dans ta voie à vouloir faire du bien envers tout le monde, alors en fin de compte, r-,~ux qui t'auront rendu le mal pour le bien tomberont devant toi, ton renom sera grandi aux yeux de tous, et lorsque tu quitteras ce monde se révèlera véritablement la valeur de ton bon coeur.
A toi de savoir, que pour l'Eternel, une personne bienfaisante est très précieuse à Ses yeux. Ainsi, Il l'éprouve, pour voir si au début, son intention en prodiguant du bien à autrui est désintéressée ou si au contraire il espère recevoir un service en retour. C'est pourquoi, en général, celui qui fait du bien à autrui reçoit du mal en retour. Tout cela est une épreuve envoyée du ciel - pour tester si sa bonne action était animée d'altruisme ou motivée par un intérêt quelconque.
Ainsi, si malgré tout, tu continues à dispenser du bien, même en ne recevant que du mal, des critiques et de l'ingratitude en contrepartie, alors tu révèles le bon fonds qui t'habites; une récompense secrète t'attend et ton nom deviendra célèbre dans le monde entier. Heureux soit celui qui est charitable envers autrui, et qui ne regarde pas du tout à la récompense de ses actes.
14
il te faut savoir, Mon Bien-Aimé, Mon Cher Frère, qu'en haut, dans les mondes supérieurs, on se comporte avec l'homme exactement de la même manière que lui se comporte ici-bas.
Selon sa conduite, il éveille les mêmes attributs envers lui en haut à sa racine suprême - si son habitude est de se conduire avec les autres avec compassion et dévouement, et de leur faire du bien, alors il déclenche envers lui dans le ciel, cette vertu de bonté et de miséricorde, l'Eternel le prend en pitié et lui pardonne toutes les fautes et les péchés commis jusqu'à présent. Car en vérité, lorsqu'un homme commet une transgression, et particulièrement lorsqu'il a multiplié toutes sortes de péchés, comment peut-il réparer tout ce qu'il a abîmé et détruit? Le débit et le crédit de l'homme sont inscrits dans le ciel, et ne dépendent que du nombre de Mitsvots (commandements divins) et de péchés que l'homme a en main.
S'il a une majorité de Mitsvots, il est considéré comme un juste, et si la balance penche du côté des péchés, il est considéré comme un mécréant - et qui peut dire de luimême: "Grâce à mon mérite, j'ai pu me purifier complètement de mes péchés? Qui peut se vanter d'avoir accompli beaucoup plus de Mitsvots que de péchés, et qui rentre sous la dénomination de "Tsaddik" (juste véritable)?
Mais s'il s'habitue à faire le bien avec tout le monde, et qu'il s'efforce toujours d'aider les autres, et en particulier de les rapprocher au service divin, alors grâce à cela, il méritera que les actions de ceux à qui il a fait du bien, et qu'il a ramené sous ailes de la Providence divine seront comptées à son actif. Il sera alors considéré comme Tsaddik. Heureux soit-il!
Ainsi, veille mon Bien-Aimé, mon Cher Frère, à être une personne qui fasse du bien, et par ce mérite, le Saint-Béni-Soit-Il te pardonnera toutes tes fautes. Le bien prévaudra sur le mal dans ta balance, et tu seras considéré comme Tsaddik et tu hériteras du monde futur.
15
Mon Cher Frère, veille à toujours te souvenir d'où tu viens, et rappelle-toi de ta mauvaise conduite avant d'avoir fait Téchouva, tu pourras alors juger tous les gens du côté du mérite, et tu seras une personne bienfaisante, car aussi longtemps qu'une personne ne se connaît pas elle-même, alors elle est loin de pouvoir faire du bien avec les autres, et de les juger du côté du mérite.
Et ainsi, Mon Bien-Aimé, mon Cher Frère, veille à réfréner ton emportement, et à connaître ta place; soit toujours le coeur joyeux, et aime tout enfant d'Israël véritablement, ne l'accuse en aucune manière, mais seulement agis avec bonté envers lui, et juge-le du côté du mérite. Au cas où tu observerais un certain défaut chez lui, sache que si tu parvenais à enlever de toi cet écran qui t'aveugle les yeux et qui te voile toute divinité, tu verrais que tout le mai que tu trouves chez ton prochain, est encore bien plus présent chez toi.
Ainsi veille donc à bien juger tout enfant d'Israël du côté du mérite, et lie-toi avec lui par affection, et fais-lui du bien, et alors ton âme se mettra à briller d'une lumière radieuse, du fait de ton attachement avec les âmes du peuple d'Israël, et tu seras alors un véritable homme bienfaisant.
16
Mon Bien-Aimé, mon Cher Frère, tu dois savoir que l'homme dans sa nature est mauvais, plein de jalousie et de haine, et il craint constamment qu'autrui ne vienne s'approprier de ses biens, cela l'amenant à être agressif et méchant.
Ainsi, il faut te travailler beaucoup pour mériter de parvenir à ce niveau - d'être un homme bienfaisant constamment, et ne pense pas que cette attitude s'acquiert facilement. Certainement pas! N'imagine pas cela, car il faut te travailler des jours et des années entières pour arriver à déraciner tout le mal qui siège dans ton coeur, toute la jalousie et toute la haine, jusqu'à ce que tu parviennes à être un véritable homme charitable envers autrui. Alors s'ouvriront pour toi les portes spirituelles, et tu percevras un dévoilement de lumière divine d'un niveau très élevé.
Et plus tu seras bienfaisant avec
les autres, plus s'ouvriront pour toi encore les portes de l'attachement
avec l'Eternel, et s'intensifiera chez toi l'envie ardente d'étudier
la Torah et de prier avec une vitalité et une ferveur décuplées,
car tout dépend de la bonté de ton coeur, qui est la porte
qui mène à toutes les saintetés, toutes les puretés
et tous les attachements avec l'Eternel.
Heureux est celui qui parvient
à être un homme bienfaisant en permanence, et qui aide autrui.
Cela lui donne le mérite de résider constamment dans les
palais intérieurs de la sainteté sans aucun besoin de laissez-passer.
Heureux soit-il!
17
Mon Cher Frère, il te faut savoir que la pratique de la bienfaisance atteint ses plus hauts degrés quand la personne n'espère rien recevoir en échange.
A plus forte raison, pour celui qui fait du bien envers autrui, et ne reçoit en retour que des insultes, des vexations, et constate qu'on colporte sur lui un mauvais nom, qu'on le haït et qu'on lui rend le mal pour le bien qu'il lui a fait.
Sache cependant que la pratique de la charité dans ces conditions atteint le summum de la bienfaisance, et une telle personne est très très importante dans les mondes supérieurs. On la gratifie d'une très grande richesse matérielle d'une part, et d'autre part de perceptions et de niveaux spirituels très élevés, ce que l'oeil n'a pas encore vu!
Ainsi, mon Bien-Aimé, mon Cher Frère, ne t'abstiens pas de prodiguer le bien, même si tu dois subir pour cela des affronts et des humiliations. Car sache que cela est précisément l'idéal de la bienfaisance, et qu'en fin de compte, tu connaîtras aussi les honneurs.
Veille donc à être une personne constamment bienfaisante, à prodiguer du bien envers tous, et ceci deviendra ta nature: être un véritable homme charitable!
18
Mon Bien-Aimé, mon Cher Frère, habitue-toi à être un homme bienfaisant constamment avec les autres, car au moment où le SaintBéni-Soit-Il désira créer l'homme, tous les anges s'y sont opposés, mais l'attribut de bonté est intervenu et s'est exprimé dans ces termes: "Qu'on le crée car l'homme dispensera le bien" (Midrach Raba, Béréchit).
Il se trouve donc que lorsque l'homme mérite de prodiguer du bien envers autrui, par la même, il donne la force à l'attribut de bonté de venir résider en lui et de le renforcer. Il acquiert donc un mérité de vivre dans ce monde.
Ainsi, au moment où tu sens devoir passer un moment difficile, D-ieu nous en préserve, des épreuves, des souffrances ou une maladie pénible, dépêche-toi de faire du bien à autrui, et par le fait de devenir une personne bienfaisante, tu mériteras d'attirer sur toi une bonté du Ciel, qui transformera les rigueurs divines en bonté et miséricorde, tu verras de tes yeux la délivrance et la guérison, et tu réussiras dans tous tes chemins.
19
Mon Bien-Aimé, mon Cher Frère, veille à extirper le mal et la méchanceté qui empoisonnent ton coeur, et commence à être un homme bienfaisant, car il y a certaines personnes dont leur nature est profondément mauvaise, et qui n'aspirent toute la journée qu'à faire du mal à leur prochain. Il faut beaucoup se travailler soi-même pour acquérir un coeur bon et être un homme bienfaisant. Mais y parvenant, le cours de la vie se transforme complètement.
L'habitude d'un homme mauvais et malfaisant est de commette des méchancetés, car il est intérieurement complètement perturbé, sa méchanceté s'enracine dans son esprit, mais lorsque la personne s'habitue à toujours faire du bien envers autrui, alors il aura l'esprit posé, ses affaires seront toujours traitées sereinement avec les autres, et il sera aimé de tous.
Car une personne mauvaise et malveillante, qui commet des méchancetés envers les autres, est détestée de tous, ce qui n'est pas le cas d'un homme bienfaisant, qui trouve grâce aux yeux de tout le monde, il est aimé et se fait aider par tous.
20
Mon Bien-Aimé, mon Cher Frère, si tu veux acquérir de nombreux amis, habitue-toi alors a être un homme bienfaisant envers autrui, et bien que chaque personne à qui tu prodigues du bien, ne te rendra que du mai en échange, malgré tout, ne considère pas tout cela, mais continue seulement à dispenser le bien autour de toi.
Si tu persistes ainsi et tu t'entêtes coûte que coûte, tu verras un jour que tout se transformera, que tout le monde commencera à t'aimer, et que tu auras de nombreux véritables amis, parce qu'une personne qui prodigue le bien ne perd jamais.
En effet, ceux qui marchent dans Son chemin, le Saint-Béni-Soit-Il ne les prive pas du bien qui leur est destiné, car Il est clément et miséricordieux et Il prodigue le bien envers tous.
Et donc, de la même manière que la personne se comporte, ainsi se comportera l'Eternel avec lui. Le Tout-Puissant épanchera sur lui un fil de grâce, qui lui fera gagner sympathie aux yeux de tous. Tout le monde l'aimera et l'aidera dans tous les domaines.
21
Mon Bien-Aimé, Mon Cher Frère, veille à toujours prodiguer le bien autour de toi, et même si l'on te cause des désagréments en retour, tu dois savoir, que c'est cela même l'idéal de l'accomplissement de cette Mitsvah. Car même si tu reçois du mal en retour, ne t'abstiens pas de continuer à prodiguer le bien envers autrui, même si cela est très difficile, du fait de que la tendance de l'homme est de s'inquiéter de lui-même en premier lieu.
Malgré cela, à lui de savoir que l'accomplissement de la Mitsvah de la charité à la perfection doit être empreinte d'une telle foi, que même s'il reçoit de cela que du mal, de l'ingratitude et des blâmes, et persiste dans sa voie, alors en fin de compte, l'Eternel l'aidera et tout se métamorphosera à son avantage, car de même que ses pensées et ses intentions étaient pures initialement, de même l'Eternel lui rendra tout ce bien.
22
Mon Bien-Aimé, mon Cher Frère, veille à te renforcer de toute sortes de manières possibles et inimaginables. Et qu'aucune entrave ne vienne à te décourager. Et bien que tu constates que tout celui à qui tu viens en aide et avec qui tu es bienfaisant, ne te rend que du mal et commet des actes vils envers toi, malgré tout, ignore cela complètement, et inspire-toi et attache-toi aux attributs du SaintBéni-Soit-Il: il dispense le bien envers toutes les créatures et elles ne lui rendent que du mal et des mauvaises actions en retour, car elles commettent des péchés et sont effrontées à la face de leur Créateur.
De la même manière, habitue-toi à être bon et à dispenser le bien envers autrui, même si on se conduit mal et de manière effrontée en retour, car ainsi, tu mériteras de t'inclure dans l'Eternel, dans un très grand attachement, selon tes efforts et ton investissement pour les autres.
23
Tu dois savoir, Mon Bien-Aimé, Mon Cher Frère, qu'il faut t'habituer à être bienfaisant en premier lieu à la maison avec ta femme et tes enfants, et après avec les autres, et sache que dest ceci l'essentiel de la Mitsvah, car la nature de l'homme est d'être bienveillant et bienfaisant à l'extérieur, mais chez lui, avec sa femme et ses enfants, il est mauvais, jaloux et rancunier, il les punit, et les juges rigoureusement. C'est un signe que son comportement est hypocrite, et qu'il n'est pas véritablement bienfaisant.
Car tout le bien qu'il dispense en dehors de chez lui, ce n'est que pour l'honneur et l'estime qu'il s'accapare en retour, la preuve dest qu'il ne fait du bien qu'à l'extérieur là où on le voit, mais a la maison, dans l'intimité et à l'abris du regard des autres, il se comporte de manière méchante et rude, et ne fait rien de bon toute la journée. Ainsi l'essentiel de la bienfaisance commence a la maison, en aidant sa femme et ses enfants, en sachant parfois passer outre les principes rigoureux de conduite et du protocole, et en leur prodiguant toutes sortes de bien, même s'il nous mettent en colère et nous causent des désagréments.
Ainsi, celui qui applique ce principe, deviendra bon et bienfaisant aussi envers les autres, et alors se dévoilera la pureté et la sincérité de son coeur. Tous comprendront combien ses intentions profondes n'étaient que d'aider les autres, car sa nature était bonne et bienfaisante, envers tous. Heureux soit-il!
Achevé et complété.
Louange à D-ieu, créateur
du monde
Cet ouvrage est dédié
à la mémoire
du regretté
Rav Yossef Mena'hem
Eliahou Maïmon
ben Aaron et Messiada Zal